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l'épopée de Muad'Dib
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Muad'Dib


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MessagePosté le: Mer 30 Avr - 09:22 (2008)    Sujet du message: l'épopée de Muad'Dib Répondre en citant

Cela fait maintenant une semaine que je parcours Les Paluns avec Dairen et Arza.
J’ose enfin l’appeler Arza, car ce fils de Lordaeron tient à ce qu’on prononce son nom au complet ! Il estime que son nom est « aussi long que sa réputation est honorable »… Je ne comprends même pas le sens de cette pensée… Je soupçonne Arza de mégalomanie, voire d’un grain de folie… Cela me sera vite confirmé dans sa façon d’aborder un combat.
Pour le moment, il n’y a plus beaucoup de travail pour moi, ici. Nous avons écumé la région en long et en large, et j’en ai appris beaucoup sur les us et coutumes de ce monde.
Le premier jour, nous avons terminé des anciens contrats que j’avais pris, et qu’il commençait à me peser d’honorer. Après avoir éliminé une bonne vingtaine de gnolls, dans un camp près de la mer, nous avons trouvé un coffre.
«  On fait un rand, dit Dairen » Il sort des dés de sa poche et les lance… Arza prend les dés à son tour… tandis que moi, croyant qu’ils se désintéressent du coffre, je vais l’ouvrir…
«  Eh ! Petit noob, et la politesse, alors ?
- …
- Tu pourrais au moins attendre de voir qui ouvrira le coffre…
- …
- Si je sors les dés et que j’annonce un rand, c’est pour que tu y participes aussi… Le plus gros score ouvrira le coffre ! »
Encore une fois, je ne sais plus où me mettre… Des souvenirs me reviennent à la mémoire, notamment la fois où je m’étais fait copieusement engueuler. J’ose à peine l’avouer, mais je m’étais même fait virer du groupe. Sur le coup, je n’avais pas compris pourquoi.
Dairen continue, très pédagogue : « C’est un bon moyen de ne pas se battre… les objets courants, le vainqueur les prendra. S’il y en a des rares, on retirera les dés. ». Ben voilà, j’ai compris, il suffisait de me le dire.
Pour ma dernière mission, il nous faut aller à Dun Modr, investir un village de nains sombrefer. C’est là que j’ai vu Arza à l’œuvre pour la première fois… La tactique est simple, il charge ! Il revient vers le groupe avec une grappe d’ennemis accrochés à ses basques, à charge pour nous de les tuer le plus vite possible.
Grumf, un nain paladin de la guilde nous a rejoints, puis Morik. A cinq, la partie était inégale… pour les nains. Grumf est aussi taciturne qu’Arza est expansif. Il ne parle que lorsque c’est nécessaire… Jamais un mot de trop. Du coup, chaque phrase qu’il prononce sonne comme une sentence. Mais au combat, c’est un roc. Inébranlable. Il donne l’impression que l’avalanche de coups qui pleut sur lui le laisse de marbre.
La soirée à l’auberge est agréable. Arzaraelus nous conte ses souvenirs de Lordaeron ; je suis captivé. Dairen écoute, avec au fond du regard une petite lueur moqueuse, au point que je finis par me demander s’il me faut réellement croire les récits que j’entends… Morik est reparti, toujours pressé, fier cavalier sur son destrier. Quant à Grumf, fidèle à son habitude, il reste assis près de la cheminée et fume sa pipe, l’air absent (il faudra un jour que je lui demande ce qu’il met comme tabac dans sa pipe, pour avoir un regard aussi vague).
- Compagnons, leur dis-je en profitant de l’un des rares silences d’Arza. Je pense que demain je vais vous quitter.
- Tu quittes la guilde ?
- Oh non ! Vous m’avez, vous me supporterez ! Mais j’ai besoin parfois de me retrouver seul. D’apprendre par moi-même. Donc, demain, je prendrai le premier bateau et je voguerai vers l’autre continent…
- Le premier ? Si tu as dessoulé d’ici-là, conclut Grumf. »
Quand je vous disais qu’à chaque fois qu’il prend la parole, on a l’impression que c’est pour asséner une vérité inébranlable !
Je monte à ma chambre en titubant et m’affale sur le lit (enfin, je crois que c’est le lit, pas le sol…). Demain est un autre jour.
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MessagePosté le: Mer 30 Avr - 09:22 (2008)    Sujet du message: Publicité

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Malain


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MessagePosté le: Jeu 1 Mai - 23:54 (2008)    Sujet du message: l'épopée de Muad'Dib Répondre en citant

Et que t'es-t-il arrivé ensuite ? C'est très intéressant !
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MessagePosté le: Ven 2 Mai - 10:20 (2008)    Sujet du message: l'épopée de Muad'Dib Répondre en citant

Comme souvent, Grumf avait raison. Le temps de préparer mon équipement, de me restaurer un peu, de me tremper la tête dans l’eau froide afin de réparer les dégâts de la veille… le tout exécuté dans le désordre le plus complet, je cours vers le bateau. Hors d’haleine à cause de ma récente cuite, je vois ce satané bateau qui commence à quitter les quais. 50 cm, 1 m, je prends mon élan, et je saute dans le bateau… pour me retrouver dans l’eau du port !
L’eau est, des quatre éléments, celui que je déteste le plus ; parlez-moi d’une bonne brûlure, d’un étouffement redoutable, d’un ensevelissement sous des monceaux de terre, j’en bave, mais j’accepte. Mais pas l’eau ! De là vient peut-être mon goût presque immodéré pour la bière… Alors, comment je fais pour, à chaque fois, me retrouver pataugeant dans des cloaques saumâtres, ou, comme ici aux Paluns, transformé en squelette et manquant me noyer en me battant dans la cale d’un rafiot abandonné ? Ou encore maintenant, coulant à pic dans le port de Menethil, entraîné vers le fond par un équipement qui pèse deux fois mon poids…
Je reviens difficilement à terre, agressé au passage par quelques murlocs qui trainent dans les eaux du port, et je prends donc le bateau suivant, comme Grumf l’avait prédit. Mon voyage vers l’autre continent commence on ne peut mieux.
Sur le pont, mes compagnons de voyage sont taciturnes, et tous s’observent à la dérobée, jaugeant les équipements de l’ou de l’autre. Les plus expérimentés ignorent superbement les petits dont je suis. L’un d’eux, un guerrier nain m’arrivant à peine au nombril, me toise de toute sa superbe. Il a 45. Moi, je viens à peine de passer la trentaine. Je le vois s’avancer vers moi avec un œil goguenard et… Il me défie en duel.
« pk non t tro noob ta peur t pd ?»
Je traduis, « Pourquoi refuses-tu ? Tu es vraiment un débutant, espèce de lâche, ne serais-tu pas homosexuel ?… »
J‘ai beau lui répondre que si c’est pour me vaincre aussi facilement que l’on écraserait un insecte, je ne vois pas l’intérêt d’un tel combat et que la taille de mon épée n’est pas le maître étalon de ma virilité, il ne veut rien savoir.
Un elfe paladin, 60, armé jusqu’aux dents, s’interpose :
« Moi, je veux bien me battre contre toi, on a aussi une quinzaine de niveaux de différence… comme toi avec lui, dit-il en me montrant du doigt… ce sera équitable ! »
- ça va pas, non, tu vas me destroy !
- lui aussi, tu vas le destroy et ça ne te pose pas de problèmes… »
Le nain change de visage, se renfrogne, se fait encore plus petit qu’il n’est, s’asseoit et boude. On ne l’entendra plus durant tout le voyage.
Le port de Theramore ne ressemble pas du tout à Menethil. Cest une garnison, les soldats y grouillent en nombre impressionnant. Je me mets en quête du commandant Samaul, le nom que m’a indiqué ce Mikhall à l’auberge de Menethil, souvenir d’une bagarre mémorable pour lui soutirer le précieux renseignement.
Il m’aura fait voyager, ce diplomate qui a disparu.
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Muad'Dib


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MessagePosté le: Sam 3 Mai - 13:46 (2008)    Sujet du message: l'épopée de Muad'Dib Répondre en citant

En sortant de mon entretien avec le commandant Samaul, mon attention est attirée par un énorme vacarme sur les docks. Au beau milieu du port, j’aperçois un truc monstrueux – j’apprendrai plus tard qu’on l’appelle Tethyr – Une quinzaine d’archers lui tirent dessus, et un druide elfe, en forme de chat, coure à perdre haleine pour actionner des mortiers. Je reconnais ce druide… c’est Mirak, avec qui j’avais massacré un nombre incalculable de murlocs dans la Marche de l’Ouest. Pour l’instant, il s’en tire bien. Il passe d’un mortier à l’autre, sans s’interrompre un moment et à chaque tir, je vois Tethyr s’affaiblir un peu plus. Cependant, le monstre a encore de la ressource. Alors que je l’observais, j’ai vu un énorme souffle surgir de sa gueule… projeté dans ma direction ! Je suis envoyé dans les airs, les docks me paraissent soudain très lointains, et je me retrouve, encore une fois, dans l’eau du port, à moitié assommé. Je n’avais pourtant rien demandé à personne, je ne faisais que passer ! En remontant sur la berge, j’aperçois Mirak en grande discussion avec un major. Il s’est visiblement acquitté d’une mission, et je le vois mettre une spallière dans ses sacs.
« Tiens, bonjour Muad’Dib… tu arrives après la bataille… Tu as loupé, c’était chaud ! »
Il éclate d’un grand rire, les deux poings sur les hanches, les yeux tournés vers le ciel. J’aime bien Mirak. Il a plus d’expérience que moi de ce monde, mais il n’hésite jamais à m’en faire profiter. Sa taille m’ennuie un peu, je lui arrive à peine à l’épaule. Mais un elfe d’un peu plus de deux mètres, c’est courant.
Attablés à l’auberge, nous entamons une série de souvenirs d’anciens combattants.
« Tu te souviens la fois où nous avons abattu le vieux Troubloeil, dans la Marche de l’Ouest ? On n’en a fait qu’une bouchée !
- C’est normal, je lui réponds, on était trois, il y avait Doulos avec nous… Deux druides et un pal, on était quand même en surnombre.
- Oui, mais on en a quand même fait qu’une bouchée…
- Ça n’empêche que je me sens toujours aussi inexpérimenté… J’ai l’impression de n’arriver à rien.
- C’est toute la philosophie qu’il faut retirer de ce monde : à partir d’un certain point, tu ne peux rien faire tout seul.
- Mais justement, je suis venu dans cette région pour essayer de me débrouiller seul, sans aide… Et maintenant que je tombe sur toi, c’est vrai que je me dis qu’à deux, ce sera plus facile pour cette histoire de diplomate.
- Avec ton expérience, cette région n’est pas le mieux que tu aies pu choisir. Tu aurais mieux fait d’aller vers les Hautes terres d’Arathi. Tu aurais eu plus de travail, et moins dangereux qu’ici.
- Ben je suis ici, j’y reste. Et on verra bien.
- Effectivement, on verra bien. Mirak a un petit air narquois. Allez viens, on va chercher ce soldat Hendel. J’ai moi aussi à résoudre cette énigme du diplomate disparu. »
Le soldat Hendel est un fort en gueule, mais après une courte discussion très musclée avec lui et ses copains, nous arrivons à lui faire rendre raison. Je suis content, car tout ça me rapporte une superbe chevalière, exactement ce qui me manquait, même si cette chevalière serait plus adaptée à un guerrier.
« Bon, me dit Mirak, tu es décidé, tu pars seul le nez au vent ?
- Oui, je vais suivre le chemin.
- Vas plutôt vers le nord, tu arriveras à Cabestan, et de là tu pourras prendre un bateau qui te mènera à la Vallée de Strangleronce. Tu me demandais des renseignements sur la Horde… tu en rencontreras plein, là-bas. »
Alors c’est dit. Un petit geste de la main, un dernier regard sur Theramore, et je fais ce que je pratique le plus souvent en ce bas-monde, je cours…
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Muad'Dib


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MessagePosté le: Lun 5 Mai - 15:18 (2008)    Sujet du message: l'épopée de Muad'Dib Répondre en citant

J’ai arrêté de compter à la troisième araignée qui me courait après, me rattrapait, m’empoisonnait et me tuait… A chaque fois, mon ombre retrouvait mon corps, j’allais un peu plus loin, je courais à nouveau, je me faisais agresser à nouveau, je mourais à nouveau… ça m’a semblé durer une éternité.
J’ai rencontré mon premier orc… Ils sont impressionnants. Déjà, je trouve que les elfes sont grands, mais les orcs sont grands ET larges . Je me suis senti tout petit. Je n’étais pas très à mon avantage, en lambeaux, avec mon armure devenant toute rouge, blessé, griffé et empoisonné de partout, du feu dans les poumons, et essayant de fuir en me disant que chaque mètre gagné me rapprochait du but. Encore une fois, l’araignée était sur le point de m’asséner le coup de grâce quand le miracle (il y en a même dans ce monde) s’est produit ; un orc, surgi de nulle part, s’est rué sur l’araignée, et n’en a fait – littéralement – qu’une bouchée. Un énorme crocodile, un peu plus loin, a subi le même sort. Je ne savais plus que dire ni que faire, entre fuir, remercier, m’évanouir… ou tout simplement, l’option que j’ai choisie, m’asseoir et essayer de reprendre un peu de forces. J’ai essayé de remercier l’orc. Je ne sais pas ce qu’il a compris, mais sa réponse était intraduisible. Une série de borborygmes que même avec la meilleure volonté du monde, je ne pourrais pas prononcer. Inutile de dire que le dialogue s’annonçait très restreint.
En outre, les orcs sont censés être nos ennemis, faisant partie de la Horde… Alors pourquoi m’avait-il sauvé la vie ? J’étais face à un mystère de plus. Je ne pus qu’agiter la main en guise de salut. Je ne sais pas s’il avait l’air menaçant, souriant, ou autre… Je ne suis vraiment pas doué pour décrypter les expressions de la face des orcs. Avec mille difficultés, je me suis relevé ; ce que je sais en revanche, c’est que moi j’avais l’air ridicule et pitoyable, dans mon état. Je me suis incliné devant lui. Il m’a fait un grand signe de la main, et j’ai ressenti des ondes qui disaient à mon cerveau « tu es trop petit, mon ami… il te faut grandir… » ou quelque chose comme ça. Bon, là, j’ai compris, il m’avait sauvé la vie, mais il se foutait de ma gueule… C’était peut-être le prix à payer.
Le temps que je jette un œil autour de moi, pour voir où je me trouvais, et il avait disparu. Il n’empêche que je ne vois pas pourquoi on me présente la Horde comme antipathique, ennemi héréditaire, et affublé de tous les vices de la création. Celui-là m’avait sauvé la vie. Point.
Je suis maintenant à Cabestan ; j’ai l’impression d’être parti de Theramore depuis une éternité. Tout ce que je retire de mon périple, c’est la découverte d’un nouveau lieu et d’un griffon, au prix d’une réparation de mon équipement qui m’a coûté un bras, tellement il était abimé. Cabestan n’est pas un port très sympathique, et je n’ai pas l’intention de m’y attarder. J’ai découvert une ligne de bateaux qui peut me ramener vers Baie-du-Butin, que je ne connais pas, mais qui est sur mon continent d’origine ; ou alors, je peux repartir m’aventurer vers l’ouest, dans Kalimdor, afin de découvrir ces territoires.
Dans l’état où je suis, il est urgent d’aller dormir. Je n’aurai même pas besoin d’une bière pour me bercer. On verra demain où me portent mes pas… Demain est un autre jour.
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Malain


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MessagePosté le: Lun 5 Mai - 22:09 (2008)    Sujet du message: l'épopée de Muad'Dib Répondre en citant

J'ai aussi rencontré des membres de la horde isolés qui m'ont aidé... Je pense que quand ils sont en groupe ils sont plus enclins à nous combattre qu'isolés et gratuitement : ils aiment être admirés pour leurs "exploits" mais quand il n'y a personne à épater, on pourrait prèsque être amis avec certains...

Et ensuite ?
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Muad'Dib


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MessagePosté le: Mar 6 Mai - 10:01 (2008)    Sujet du message: l'épopée de Muad'Dib Répondre en citant

Cela fait un moment que j’ai arrêté de courir. Je suis tapi derrière un rocher, et j’observe les deux orcs qui gardent le chemin qui mène… je ne sais pas trop où. Cela ressemble à un ascenseur. J’ai traversé les Tarides en faisant un grand détour pour éviter La Croisée. Au Camps Taurajo, je me suis dirigé vers Mulgore, mais après avoir erré un temps infini dans le ravin de Ronceflame, où je m’étais perdu, bien évidemment, je suis revenu sur mes pas. Vers un lieu appelé Sabot-de-Sang, il y a une énorme muraille, et derrière, je crois, Mulgore, qui semble être une grande ville… orque. Donc, autant l’éviter, je veux bien chercher quelques ennuis, mais pas trop quand même. Hormis l’épisode du Ravin, la traversée a été d’un ennui mortel. Les quelques rares orcs que je croisais, ou les animaux plus ou moins exotiques que j’ai vus étaient sans danger, et peu se sont hasardés à me chercher querelle. Derrière mon rocher, je réfléchis… Me débarrasser des deux orcs, ce sera facile, ils sont visiblement plus faibles que moi. Mais qu’y a-t-il au-delà de cet ascenseur ?
Bon ! Je n’y tiens plus. Je fonce sur les deux orcs et commence à me battre en invoquant ma bulle de protection. Je les défais sans difficulté et je fonce à toute allure vers l’ascenseur… qui n’est pas là. Qu’à cela ne tienne, j’ai ma bulle, je saute ! Pendant ma chute, il me revient à la mémoire que ma bulle n’a pas un temps d’efficacité infini ; et effectivement, elle disparaît, et je continue à tomber. Grand moment de solitude… Encore une fois, je me vautre lamentablement, dans un splash assourdissant. Je suis tombé de tellement haut que j’ai l’impression que mon cadavre s’est enfoncé de 50 cm dans le sol. Cela me permet de visiter, sous forme d’ombre, un cimetière orc… Revenu à la vie, je ne demande pas mon reste, je me remets à courir… je ne sais pas trop où.
Mille Pointes n’est pas très dangereux non plus. Il me suffit de contourner le poste de Librevent, ce qui me vaut à nouveau de tourner en rond, et la traversée monotone continue. Heureusement, il y a du minerai dans cette région, et même si ce n’est que du cuivre ou de l’étain, j’en profite pour remplir mes sacs. Petite compensation.
Les Salines sont un lieu curieux, encore plus morne et terne que le désert que je viens de traverser. Des courses sont organisées au beau milieu de ce désert de sel. Il faut vraiment être gobelin pour imaginer cela. Après avoir erré à nouveau de longues heures, j’aperçois un chemin qui me semble mener… autre part.
Cette ville s’appelle Gadgetzan. Elle semble visiblement appartenir aux gobelins, de nombreux humains, elfes et orcs s’y croisent, en « paix armée ». On fréquente le même lieu, mais on s’ignore superbement. Il n’y a pas de travail pour moi, ici. Les quelques essais que j’ai fait pour en trouver se sont soldés par un échec. Un prêtre humain me demande ce que je fais dans ce lieu…
« Tu as 33, ce n’est pas pour toi… tu vas passer ton temps à mourir.
- Mourir, ça me connais, mais c’est vrai que parfois, c’est lassant.
- Tu ferais mieux de retourner à Baie-du-Butin, dans la Vallée de Strangleronce.
- Je ne connais pas là-bas… On y va comment ?
- … Ben comme tu es venu. Et d’abord, comment es-tu arrivé ici ? »
A mesure que je lui raconte mon périple, je vois ses yeux se teinter d’incompréhension. Visiblement, il ne comprend pas, il se demande pourquoi je fais si compliqué, alors que tout est simple.
- Tu ferais mieux de suivre une progression logique, sinon, tu auras 60 dans plusieurs années seulement.
- Mais je suis curieux de ce monde, je voulais savoir.
- Savoir quoi ? Tu te bats, tu poutres des ennemis, tu progresses, c’est prévu comme ça, et c’est ça notre monde. »
Visiblement, je ne suis pas tombé sur un philosophe. Autant garder pour moi mes états d’âme, et ne pas essayer de lui expliquer que pour moi la curiosité l’emporte sur l’efficacité. Il m’indique où se trouve le griffon, et je vole vers Gadgetzan, d’où je rejoindrai Baie-du-Butin. Mais on verra demain.
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MessagePosté le: Mar 6 Mai - 12:19 (2008)    Sujet du message: l'épopée de Muad'Dib Répondre en citant

Je me souviens de la première fois où je me suis rendu à Gadgetzan depuis Theramore : en suivant la côte à la nage toujours vers le sud ! C'était très long mais sans risque... A part la fatigue !
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MessagePosté le: Mar 6 Mai - 12:39 (2008)    Sujet du message: l'épopée de Muad'Dib Répondre en citant

Pour toi fidèle lecteur... Spéciale dédicace à Malain !  Smile

Je ne me suis pas attardé à Baie-du-Butin. Non pas que je n’aime pas le port, mais le travail y est encore un peu dur pour moi. On m’a conseillé de remonter vers le Nord, où une expédition embauche du monde à tour de bras pour détruire des tigres, des panthères et des raptors. Mon détour par les Tarides n’était pas une bonne idée. Apparemment, si j’étais parti du Bois de la Pénombre, les choses auraient été plus simples ; on ne se refait pas ! Sur le chemin, j’ai croisé Chamanaeneï, un chaman draeneï de ma Guilde. Comment font les draneï pour avoir des noms pareils ? Il devient très vite Chaman, Chama, Cham… dans un combat, c’est tout de même plus facile à prononcer. Le soir à l’auberge, il devient Chabadabada… souvenir irréel d’une autre vie, où des noms comme Nicole Croisille ou Claude Lelouch s’imposent à ma mémoire parallèle.
Nous avons été bien inspirés de faire le chemin ensemble, cela nous a évité d’en baver trop face à ce gorille qui nous bloquait le chemin. Je n’avais pas remarqué que Cham portait à l’épaule un étrange écusson, annoté des trois lettres « jcj »… Lorsque nous avons croisé ces deux morts-vivants, ils m’ont superbement ignoré… pour tomber sur Cham à bras (os ?) raccourcis. Cham n’a pas tenu longtemps, et il gît maintenant devant moi, avec les deux morts-vivants qui dansent sur son cadavre, en faisant des gestes obscènes. Je suis paladin, après tout, je vais le ressusciter ! A peine ai-je levé le bras pour lancer mon incantation que cet étrange écusson apparaît sur mon épaule. Les morts-vivants se ruent alors sur moi… Je ne sais même pas si le deuxième a eu le temps de m’asséner un coup ! Je suis passé de vie à trépas en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Avant de mourir, j’ai eu le temps de voir que les deux monstres n’avaient même pas leur âge affiché ; simplement un point d’interrogation ! Et voici donc mon ombre qui court à travers Strangleronce pour retrouver son corps.
« C’est normal, me chuchote Cham, j’étais en « pvp »… Quand tu as voulu me ressusciter, tu es passé automatiquement en pvp toi aussi…
- pvp ? C’est pareil que « jcj » ?
- Je t’expliquerai… pour l’instant, fais attention, ils t’attendent peut-être. »
Effectivement, les deux morts-vivants sont toujours autour de nos cadavres, à tourner et à danser… J’ai trouvé comment arracher cet écusson, mais une petite voix me souffle qu’il me faut attendre plusieurs minutes pour que le sort fasse effet. Qu’à cela ne tienne, ce n’est pas grave… Je suis pressé, alors je réintègre mon corps tout de suite. Et hop, cette fois, c’est le mort-vivant qui n’avait pas eu le temps de me taper la première fois qui me tombe dessus… Me voilà à nouveau au cimetière. Cham rigole, il a ressuscité au cimetière, et attend sagement que sa malédiction de résurrection passe. Mais moi, je suis plus malin que tout le monde. Alors, par trois fois je vais essayer de rejoindre mon corps. Et par trois fois, je vais me retrouver au cimetière.
Je me suis rendu à la raison. J’ai moi aussi réintégré mon corps au cimetière, avec comme conséquence un mal de résurrection et une armure tombant en lambeaux, plus rouge que les joues d’une pucelle à qui on aurait raconté une histoire salace…
Même le retour à Baie-du-Butin a été un problème. Je me suis trompé de chemin, et la panthère qui m’a agressé n’a eu qu’à me souffler dessus pour me tuer à nouveau.
Cet épisode m’a appris la sagesse. J’ai attendu, comme un grand, que mon mal disparaisse, et je suis retourné au port tout penaud, en me cachant à chaque souffle de vent qui déplaçait une herbe. La réparation de mon équipement a eu raison de mes maigres économies, et il devient urgent que je trouve du travail, car je n’ai même plus assez pour prendre un griffon. Mais ce n’est pas grave… Pour l’instant, je vais rejoindre Cham à l’auberge, il me paiera bien une bière…
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MessagePosté le: Mar 6 Mai - 16:27 (2008)    Sujet du message: l'épopée de Muad'Dib Répondre en citant

Merci pour la dédicace cher Kwisatz Haderach (ou peut-être plus ?) !

Excellent apprentissage que cette dernière aventure...
J'ai hâte d'en savoir plus !
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MessagePosté le: Mer 7 Mai - 09:29 (2008)    Sujet du message: l'épopée de Muad'Dib Répondre en citant

Nous sommes attablés depuis un bon moment, et mon élocution commence à se faire pâteuse. Baie-du-Butin a le look de ce qu’elle est réellement, un repaire de pirates en tout genres. Cela ressemble étrangement à ma représentation des Caraïbes au XVIIIe siècle (d’où je connais ça, moi ?). Avec Cham, nous avons largement commenté notre combat lamentable face aux hordeux. La conclusion, c’est qu’il faut qu’on fasse un peu plus attention.
« C’est vrai qu’on a pris de l’expérience, et on se retrouve dans des endroits beaucoup plus dangereux qu’avant !
- Surtout si tu te balades avec ton écusson ! Au fait, tu devais m’expliquer…
- D’après ce que j’en ai compris, me répond Cham, il y a dans ce monde deux factions, l’Alliance et la Horde…
- Ça, je sais déjà…
- Laisse-moi finir. Mais chaque faction est elle-même séparée en deux groupes, les prévisibles et les imprévisibles. Les prévisibles sont… prévisibles ! On connaît leur force, ils sont toujours au même endroit, comme s’ils faisaient partie d’un décor. Les imprévisibles, c’est nous. On va où on veut, on combat qui on veut.
- On combat plutôt qui on peut… essayer de vaincre.
- Soit ! Les choses se corsent quand deux imprévisibles se rencontrent. On peut choisir de les ignorer, ou de les combattre. De là vient cet écusson qui apparaît sur notre épaule. Mais il faut pour ça que les deux clans portent cet écusson.
- C’est la bière ou ce monde qui me fait mal à la tête ? Quoi qu’il en soit, je n’ai plus un sou… Donc, il faut que j’aille récolter quelque butin. On m’a dit qu’il y a du travail dans le Nord, j’y vais.
- D’accord, je t’accompagne. Mais allons pisser notre bière, d’abord ! »
La chaleur est étouffante et les vapeurs d’alcool tardent à se dissiper. Nous avançons sur le chemin sans nous en écarter. Je voudrais arriver au plus vite à cette expédition, où je pourrai prendre des quètes. Un colporteur passe à côté de nous, annonçant des trésors inimaginables qu’il déposera aux arènes…
« Ça m’intéresse, ce truc, dis-je à Cham
- On a décidé d’être prudents, je serais toi, je me méfierais.
- Qui ne tente rien… J’y vais »
Nous arrivons à l’arène. Cham s’installe sur les gradins à côté de… Oui, c’est bien Leyaa que j’aperçois. Je lui fais un signe de la main, ainsi qu’à Voltabource, voleuse sympa de la Guilde, que je n’avais pas vue depuis un moment. L’aboyeur dépose un coffre, et… rien ne se passe. Je n’y tiens plus. Je vais vers le coffre, et commence à l’ouvrir. Je n’irai jamais au bout de mon geste. Je ne sais pas d’où ces deux squelettes ont surgi, mais ils m’expulsent de mon corps sans que j’aie eu le temps de réagir. Encore une fois, je vais visiter le cimetière… Lorsque je reviens à la vie, je suis devant un trio hilare ; Cham, en se tenant les côtes, me répète qu’il m’avait prévenu… Volta me dit que je suis super sexy quand ma cervelle explose, et Leyaa, les larmes aux yeux, me dit que c’est bien fait, que je n’ai qu’à écouter les conseils…
Ben oui, j’aurais dû, j’aurais pu, il fallait, mais je l’ai déjà dit, on ne se refait pas !
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Domino


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MessagePosté le: Jeu 8 Mai - 01:43 (2008)    Sujet du message: l'épopée de Muad'Dib Répondre en citant

Ton histoire me captive !! Ne t'arrète aps Wink
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draeneäh


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MessagePosté le: Jeu 8 Mai - 10:35 (2008)    Sujet du message: l'épopée de Muad'Dib Répondre en citant

J'étais a Strangleronce les 2 fois... Sauf que moi, n'étant pas très téméraire, je vous ais laissé vous débrouiller... mais en marrant bien à chaque fois, je l'avoue!

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Muad'Dib


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MessagePosté le: Ven 9 Mai - 09:03 (2008)    Sujet du message: l'épopée de Muad'Dib Répondre en citant

« Vous êtes sur un vol de Griffons Airlines. La température au sol est de 20 °C. Vous n’avez pas de ceinture de sécurité, et vous devrez aller vous-même chercher vos boissons pendant le vol. Ce vol est fumeur pour ceux qui le désirent… Nous vous souhaitons néanmoins un bon voyage. »
Ce petit speech de Voltabource déclenche un sourire de la part du groupe. Il est vrai que les voyages en griffon sont des moments de non-temps, où on peut se laisser aller, se parler, voire s’endormir, ou fumer…
Nous volons en direction des Hautes-Terres d’Arathi, rejoindre Morik, qui a monté une expédition pour investir la forteresse de Stromgarde. Moi qui étais réticent, au début, avec ces histoires de guilde, je commence à m’y plaire de plus en plus. J’y ai rencontré des compagnons d’armes sur qui je peux compter, et qui sont souvent de bon conseil, même si je ne les suis pas toujours… En outre, on défie la mort en rigolant, ce qui est quand même le principal.
« Deux pals, deux chasseurs et un démo… ça fait un drôle de groupe, nous dit Morik. Mais ça doit passer !
- D’autant plus que toi, tu as beaucoup plus d’expérience que nous… et que tu es plus fort.
- Alors justement, on m’écoute ; ça évitera les allers et retours au cimetière. »
Morik est ce qu’on pourrait appeler un « no-life » dans le jargon de cet univers. C’est surtout une véritable encyclopédie. Il n’y a pas un lieu, pas un monstre, pas un objet qu’il ne connaisse. Pour moi, pauvre noob, c’est reposant. Le groupe est parti depuis un certain temps quand je quitte le campement d’Arathi. J’avais mes sacs à vider, des potions à acheter, toutes choses qui se préparent avant, et pas au dernier moment comme je le fais régulièrement. Je l’ai bien vue arriver de loin, cette troupe de cavaliers. J’ai bien entendu que mes compagnons me criaient quelque chose… dans le genre »…vite … attent… sauv… » Encore une fois, je n’ai compris que lorsque la patrouille m’est tombée dessus. Encore une fois, je n’ai pas fait un pli. Encore une fois, le premier site que j’ai visité avant d’accomplir quoi que ce soit, c’est le cimetière ! Dairen est venu à ma rencontre, car j’étais parti pour un tour complet de Stromgarde avant de rejoindre mon corps… Je ne sais pas comment font les autres pour retrouver leur chemin, moi je n’y arrive jamais. Nous rejoignons Morik, mi-amusé, mi-excédé. Il est toujours pressé, lui. Toujours un autre combat qui l’attend ! Moi, après, je vais boire une bière avec mes potes, j’enchaîne pas les aventures l’une après l’autre !
Les tactiques de combat sont toujours étrangement similaires : il y a les tanks, les dps, et les healeurs… Ensuite, c’est à chacun de tenir son rôle suivant ses compétences. – J’oublie volontairement d’autres tactiques plus originales, que j’appellerai les tactiques « Arzaraelus » car j’en parlerai plus tard. La « technique du lapin » qu’il avait employée aux Paluns n’est qu’un faible échantillon de ses capacités imaginatives. Donc Morik, en vertu de son niveau par rapport à nous, attire les monstres sur lui, les deux voleurs et la démoniste font le maximum de dégâts, et moi j’essaie de soigner tout ce petit monde. Ça se passe plutôt bien… Pour l’instant, pas de morts à déplorer et nous pénétrons dans le donjon. Face à Falconcrest et sa garde rapprochée, cela devient plus compliqué. Les flammes et les explosions jaillissent de partout. Je ne vois plus rien, la vue brouillée par la fumée ; je surveille mes compagnons, trouve mes temps d’incantation toujours trop longs, mais je réussis à chaque fois à rattraper le coup. Morik me simplifie considérablement en se soignant tout seul. Simplement, tout occupé à ma tâche, je n’ai pas vu ce diablotin qui me harcelait depuis le début du combat. Quand je m’aperçois que ma vie devient dangereusement basse, il est trop tard. J’ai pensé à soigner tout le monde, sauf moi ! Et hop, le cimetière. Quand je rejoins le groupe, ils sont tous assis, pansant leurs plaies tant bien que mal, et essayant de retrouver leur souffle.
« Désolé, me dit Morik, j’aurais dû voir que tous les monstres n’étaient pas sur moi.
-C’est aussi ma faute, renchérit Dairen. Je n’avais qu’à mieux te protéger.
-Sinon, dit Leyaa, gg le heal, moi qui suis « en tissu » (comprenez sans armure) je n’ai jamais eu peur. »
Alors là, je ne sais plus que dire… Ce doit être la première fois qu’on me félicite ! J’en suis tout retourné…
Il ne faut pas me faire de compliments. Après, je me prends pour un super-héros. Arrivé devant la tour de Trelane, après que nous ayons défait une dizaine d’ogres, je me rue pour activer les défenses, comme cela m’était demandé... Pendant que Morik hurle « On n’active pas les défenses maintenant ! » Voilà. Je me fais encore copieusement engueuler. Si je ne réponds pas pas, ce n’est pas que j’ai honte, mais plutôt parce qu’au contraire de mes compagnons, je ne peux pas parler et me battre en même temps. Je ne sais pas comment ils font pour être si bavards au combat.
La tour investie et les trésors de Trelane récupérés, nous retournons au camp… en évitant, cette fois, la patrouille. Il n’y a même pas une auberge, ici ! On ne peut que réparer, à peine une petite bière pour se remettre de la journée. Et pourtant, j’ai encore quelques missions à accomplir. Nul doute que lorsque je les aurai terminée, je pourrai invoquer un cheval de guerre… au grand dam de mes deux compagnons voleurs qui, eux, économisent sou par sou pour d’acheter leurs montures. Finalement, paladin, ça a aussi des avantages.
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Muad'Dib


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MessagePosté le: Sam 10 Mai - 10:37 (2008)    Sujet du message: l'épopée de Muad'Dib Répondre en citant

La semaine s’est passée de façon presque ordinaire. Les missions acceptées, les combats, le sang, la mort… Le soir venu, les potins, les échanges de conseils devant une bière (une seule ?). Il m’arrive encore de partir seul, pour des aventures qui ne nécessitent pas de déplacer un groupe, mais cela m’ennuie de plus en plus. Et les rencontres de hasard sont, comme leur nom l’indique, toujours hasardeuses. Parfois, on se dit qu’on aurait mieux fait de continuer son chemin en ne comptant que sur soi-même. Comme cette fois, aux Maleterres de l’Ouest, où j’avais à marquer les quatre tours d’Andorhal ; mission assez dangereuse qui se passait plutôt bien. Chaque tour était gardée par un lieutenant, mais j’ai réussi à en marquer deux sans attirer l’attention, donc sans me battre, donc sans mourir. Une guerrière ayant la même mission m’a proposé de terminer le travail à deux. J’ai accepté, et la première chose qu’elle fait, arrivée devant la tour, c’est de charger le lieutenant… Bagarre générale, le lieutenant me repère et fonce sur moi, deux goules viennent en renfort… et je meurs sous les coups. Pendant que mon ombre rejoint mon corps, la voix de la guerrière me chuchote : « je t’ai vengé, le lieutenant est mort ! ». Quelle belle jambe ça me fait ! Moi aussi, je suis mort. Pour une fois que j’étais si fier de ma prudence… Pourtant, elle avait un air très doux, avec ses grands yeux de jade et ses longs cheveux noirs. Au tour de mon créateur, maintenant, de me chuchoter : »Bien fait pour toi, c’est comme en IRL, ne te laisse pas attendrir par un sourire. » Il peut parler, lui. Après tout, si je me fais avoir dans ce monde, qu’en est-il de lui ? J’ai cru comprendre, avec le temps, que je n’étais qu’une vague réminiscence…
Au Monastère Ecarlate, à cinq de notre guilde, nous avons nettoyé systématiquement une bonne partie des lieux. Pour l’instant, tout s’est passé sans accrocs, et le butin s’avère très prometteur.
Nous venons de faire le ménage dans la cathédrale. Ne reste plus que le grand inquisiteur, devant nous, à abattre. Je jette un coup d’œil autour de moi… Nous sommes cinq, et je sais que nous le vaincrons. La curiosité l’emportant, je m’approche de lui pour l’observer de plus près. Il me voit, se rue sur moi… Pas grave, nous sommes cinq ! Dairen hurle « Muad’Dib, j’avais dit de ne pas s‘approcher ! ». Surgis des alcôves, il en sort de toutes parts. Un par un, nous tombons… Moi le premier. Seul Arzaraelus parvient à fuir. Il revient, ressuscite mes compagnons… et moi j’attends.
« Et si tu revenais à pieds ? Ça te ferait peut-être une leçon… Quand on parle, au moins, tu écoutes !
- Mais vous me connaissez, si je reviens à pieds, je vais encore me perdre… Ça va durer encore des heures. »
Grand silence amusé du groupe… ils savent que j’ai raison. Finalement, Arza se décide à lancer son incantation. Je sens que cette bourde va me coûter cher en tournées générales, ce soir.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 08:42 (2018)    Sujet du message: l'épopée de Muad'Dib

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